Monday, October 12, 2015

Je n’oublierai jamais le 13 Octobre 1990 - I will never forget October 13 1990

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Je n’oublierai jamais le 13 Octobre 1990.

Je n’oublierai jamais les avions syriens qui lançaient leurs missiles sur les dernières régions libres du Liban. Je n’oublierai jamais la terreur des femmes, des hommes et des enfants sous le feu aveugle des canons du régime baathiste. Je n’oublierai jamais les larmes des pères, des mères, des fils et des filles au moment de la reddition.

Je n’oublierai jamais les soldats de l’armée libanaise massacrés alors qu’ils étaient prisonniers. Je n’oublierai jamais le silence de mort qui a accompagné l’entrée des troupes syriennes à Baabda. Je n’oublierai jamais les tirs de joie de la soldatesque d’occupation quand l’invasion fut achevée.

Je n’oublierai jamais que parmi ceux qui se divisent aujourd’hui en 8 et 14 Mars beaucoup ont applaudi et crié victoire, certains après avoir pilonné sauvagement les régions libres, d’autres après avoir participé aux combats contre l’armée libanaise.

Je n’oublierai jamais que tout ça s’est passé avec la bénédiction du monde entier, de ceux qui veulent aujourd’hui abattre le régime syrien, ceux qui le décrivent depuis si peu comme criminel et barbare : les Etats-Unis, l’Europe, la France socialiste à laquelle appartenaient déjà messieurs Fabius et Hollande, la Ligue Arabe, les monarchies du Golfe, la Turquie… Même l’Iran et Israël étaient à l’unisson.

Je n’oublierai jamais les heures noires de ce jour funeste et la nuit sans étoiles qui s’est abattue sur nous. Je n’oublierai jamais les 15 ans qui ont suivis. 15 ans de répression, de pillage organisé, de corruption institutionnalisée. Je n’oublierai jamais la peur, la rage, la tristesse, la mort.

Je n’oublierai jamais le 13 Octobre 1990.


I will never forget October 13, 1990 

I will never forget the Syrian planes launching their missiles on Lebanon’s last free regions, free of militia's and foreign army's rule.

I will never forget the terror of men, women and children hiding in improvised shelters, illusive protection against the Assad regime's bombs.

I will never forget the tears of these fathers, mothers, sons and daughters when they heard on the radio the call to surrender.

I will never forget the Lebanese army soldiers brutally murdered after being taken prisoners. I will never forget the deafening silence and grim faces of the few who dared leave their homes and shelters and stood in mourning as Syrian troops entered the suburban town of Baabda, home of Lebanon’s presidential palace. I will never forget the sound of gunfire as the occupation forces celebrated their invasion in the courtyard of the destroyed palace, last symbol of Lebanese sovereignty.

I will never forget that many of those who today label themselves March 8 or 14 and shamelessly talk of freedom and independence, cheered, applauded and claimed victory, some after savagely bombing the free regions’ civilian population, others after taking part in the ground assault against the Lebanese army.

I will never forget that the invasion happened with the blessing of the international community, especially the countries that now want to bring down the Syrian regime, describing it as criminal and barbaric: the United States, France, the Arab League, the Gulf monarchies, Turkey...

I will never forget the dark hours of this cursed day and the night without stars that fell upon us. I will never forget the 15 years that followed. 15 years of military occupation, repression, murder, torture, organized theft and institutionalized corruption. I will never forget the fear, the rage and the sadness. I will never forget the smell of death, the death of a dream, the dream of a free nation. I will never forget October 13, 1990.



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