Vingt et un ans se sont écoulés depuis.
On y trouvera le 11 septembre, une guerre non nommée, des personnages qui fument dans les cafés sans s’en excuser. Rien de tout ça n’a été corrigé. Ce livre appartient à son époque, et je n’ai pas cherché à l’en sortir.
Dès sa publication, Flemme a trouvé ses lecteurs. Pas très nombreux, mais fidèles — le genre de livre qu’on se prête plutôt qu’on achète en librairie. Au grand dam de mes éditeurs d’alors. Femme Magazine en avait fait son coup de cœur, et le livre a continué, d’année en année, à trouver de nouveaux lecteurs.
J’en ai depuis récupéré les droits, et j’ai voulu qu’il ait une seconde vie plutôt que de rester introuvable. Je ne l’écrirais sans doute pas de la même façon aujourd’hui. Mais je ne l’ai pas réécrit. J’ai voulu le publier tel quel.
Comme l’écrivait en 2010 un lecteur sur Amazon, qui le décrivait comme "juste" et "sensible": "Un nombre de pages étonnamment court ; mais pas besoin de plus car le style est concis, taillé au scalpel, sans concession pour les chastes oreilles ou les tristes autruches."
Claude El Khal
Beyrouth, 2026

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